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Actualités

lun. 07 octobre 2019

Kaká diplômé du Programme exécutif FGV/FIFA/CIES au Brésil

Ricardo Izecson dos Santos Leite, plus connu sous le pseudonyme de Kaká, vient de recevoir au mois d’août son diplôme du Programme exécutif FIFA/CIES en management du sport organisé au Brésil par la Fundaçaõ Getulio Vargas (FGV). Footballeur de légende, « Ballon d’Or », champion du monde, vainqueur de la Ligue des Champions de l’UEFA et de nombreuses autres compétitions, il nous livre ici quelques impressions sur la formation, les défis que doivent affronter le sport et le football brésiliens, le football féminin ou encore son avenir.

Quels sont les avantages du Programme exécutif FGV/FIFA/CIES ? Quels aspects des cours ont été les plus utiles ?

J’ai suivi le Programme en ligne pendant près de 12 mois, avec deux séances présentielles à Rio de Janeiro où nous avons pu entre autres participer à des conférences sur les thèmes « Sport et développement » et « Les femmes dans le sport ». Il m’a donné l’occasion de mieux comprendre ce que signifie « gérer » une entité sportive. J’ai pu découvrir des aspects de la gestion qui ne m’étaient pas très familiers. Néanmoins, comme les cours étaient étroitement liés au sport – un monde que je connais beaucoup mieux – j’ai appris des concepts essentiels, concrets, qui me seront maintenant utiles.

Qu’est-ce que ce Programme peut apporter au football et au sport brésilien ?

Son rôle est important. Il permet de former des professionnels qui ont pour objectif de travailler dans le sport. C’est d’autant plus important pour le football qui a justement besoin de personnes capables de gérer leur club ou leur association avec efficacité. Les carences dans ce domaine sont encore trop nombreuses.

Quels sont les plus grands défis auxquels le sport brésilien doit faire face ?

A mon avis, il y en a deux. Premièrement, la nécessité de disposer de managers capables, bien formés, comme je viens de le mentionner. Deuxièmement, l’accès à des sources de revenus durables.

Que penses-tu du football féminin ?

Quand j’évoluais au sein du club Orlando City, aux Etats-Unis, j’ai pu constater ce que signifiait réellement le football féminin, son importance. Ces dernières années, il a pris une grande ampleur. Il dispose d’un soutien plus large. Beaucoup d’opportunités s’offrent dorénavant à lui. Mais le chemin est encore long. Il faut encore travailler. Heureusement, je crois que de nombreux personnes sont prêtes à se battre pour le football féminin.

Quel est le sportif ou la sportive que tu admires le plus ?

Pour le moment, c’est Roger Federer, il n’y a pas de doute. Je ne le dis pas parce que le siège du CIES est en Suisse (rires). C’est une évidence, il a un jeu extraordinaire et il gère sa carrière avec brio.

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ? et le pire ?

Il y a de nombreux moments dont je me souviens avec émotion, notamment les victoires lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2002 et la Champions League en 2007. Evidemment, il y a aussi mon « Ballon d’Or ». Les pires souvenirs ? L’élimination de mon équipe lors des Coupes du Monde 2006 et 2010.

Comment te vois-tu dans 20 ans ?

Parlant de l’évangile à travers le monde en me basant sur le sport.

Un message pour les jeunes qui souhaitent devenir footballeurs professionnels ?

Il leur faudra beaucoup de détermination pour atteindre leur objectif, pour réaliser leur rêve. Devenir joueur professionnel exige beaucoup de préparation, de nombreux sacrifices. Mais le jeu en vaut la chandelle.